Comment la DRAC pousse les UDM dans la clandestinité



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Message 19 Avr 2017, 10:13

Comment la DRAC pousse les UDM dans la clandestinité

Salutations,

L'ANDL a par le passé et a plusieurs reprises rencontré la Sous-Direction de l'archéologie auprès du Ministère de la culture. A chaque fois, il nous a été dit que déclarer un objet nous exposerait à un dépôt de plainte.
Voici un article qui démontre cet état de fait. Il est hallucinant que dans un état de droit comme la France, un UDM ne puisse pas déclarer ses trouvailles sans être exposé à des menaces.
Même sans velléité de conserver une quelconque propriété sur l'objet, nous devrions avoir le droit de déclarer nos découvertes !

FRANCHE COMTÉ - HISTOIRE
Le détectoriste et les 14 sesterces

Pour avoir voulu signaler sa découverte de pièces romaines sur un éventuel site archéologique, Alain, s’est fait envoyer sur les roses par la Direction régionale des affaires culturelles avec menace de poursuites à l’appui.
http://www.estrepublicain.fr/ | 16/04/2017 À 05:03

Alain n’est ni naïf, ni malhonnête, juste un passionné comme beaucoup de ceux qui, empoignant un jour un détecteur de métaux, attrapent le virus dès que l’alerte s’emballe.
Ce n’est la plupart du temps qu’un vieux bout de ferraille « un poussoir de montre gousset, un clou, un bouton, des munitions vestiges de la dernière guerre… On fait beaucoup de dépollution. Il m’arrive régulièrement d’être interpellé par un agriculteur qui a perdu un outil ou recherche une canalisation. On ne trouve pas toujours mais c’est sympa, au bout d’un moment les gens se racontent. »
Mais, en règle générale, de trésor point. Jusqu’à il y a quelques semaines lorsque, dans un champ entre Valdahon et Les Granges d’Épenoy, Alain ramasse coup sur coup 14 pièces de monnaie rongées par le temps.
Après les avoir nettoyées, de retour à la maison, le Bisontin entame des recherches et identifie sa trouvaille comme de bons vieux sesterces romains, « de l’empire » précise-t-il. « Comme je les avais trouvés sur une petite surface d’environ 5 m², je me suis dit que ça valait le coup d’en parler aux autorités. »

« C’est du patrimoine qui appartient à tout le monde »
D’autant plus que dans ce paysage de prairies, il semble à Alain reconnaître des bossages significatifs. « Peut-être des tumuli ou les anciens supports d’une tour. En tout cas, on voit nettement les traces d’anciens chemins, dont un qui s’enfonce dans la forêt. C’est encore plus net sur Google earth. Ensuite, dans les taupinières on trouve beaucoup de petits bouts de tuiles ou de poterie. Il y a eu quelque chose à cet endroit. »
Alain, après avoir potassé son sujet, contacte donc la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) qui chapeaute le Service régional d’archéologie (SRA) pour faire part de sa découverte et en communiquer les coordonnées.
« J’étais prêt à donner les pièces, je considère que c’est du patrimoine qui appartient à tout le monde et a plus sa place dans les collections d’un musée. Je n’en ai pas eu le temps. La personne que j’ai eue m’a immédiatement indiqué qu’ils allaient devoir entamer une procédure judiciaire contre moi. J’ai préféré battre en retraite. »
Détectoriste depuis trois ans, Alain connaît les risques qu’il encourt mais s’en accommode. « J’éprouve deux choses dans cette activité. Cela pimente mes promenades dans la nature et j’ai la passion de l’histoire. Je sais qu’il y a des gens intéressés. Mais c’est comme à la chasse, il y a des braconniers mais ils sont une minorité », assure-t-il.
Le détectoriste préfère voir le verre à moitié plein. « Je pense qu’il pourrait y avoir un système comme en Angleterre avec le Treasure act qui légitime le détectoriste dans sa découverte et a fait exploser les découvertes de sites archéologiques. D’ailleurs, j’ai également contacté un directeur de recherches de l’université de Lausanne qui, lui, se dit intéressé. » À bon entendeur.

Source : http://www.estrepublicain.fr/actualite/2017/04/16/le-detectoriste-et-les-14-sesterces
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Message 19 Avr 2017, 16:10

Re: Comment la DRAC pousse les UDM dans la clandestinité

Directeur du pôle patrimoine et architecture de la Drac de Bourgogne Franche-Comté, Michel Prestreau reconnaît qu’il « faut mettre un peu d’humanité » dans les relations avec les détectoristes. « On a face à nous des gens passionnés. »
Mais....


Ca commençait bien, dommage qu'il y ait un "mais" !
:pensif:

Max
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Message 19 Avr 2017, 19:50

Re: Comment la DRAC pousse les UDM dans la clandestinité

Bonjour
dans le cas présent, la DRAC est dans l'illégalité car elle est obligée d'enregistrer la déclaration !
Mais bon, il est inutile d'insister, Audiard nous a laissé plein de maximes pouvant s'appliquer
A bon entendeur en effet.
Pascal
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Message 21 Avr 2017, 08:29

Re: Comment la DRAC pousse les UDM dans la clandestinité

ce manque de rationalité institutionnelle, professionnelle et humaine me laisse sans voix.
Quand je dis que l'Etat est sous une posture, en effet, celle de l'avidité sans la politique ou la stratégie, sans les moyens, sans l'humanité. Dès lors, toute personne motivée et intéressé par l’histoire, qu'elle soit ancienne ou récente devient un suspect.
Si ce n'est pas lamentable...
"La vie c'est comme la détection, tu ne sais jamais sur quoi tu vas tomber" Forrest Gump

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